Aujourd'hui j'ai retrouvé ma fille de 14 mois tremblante chez la nounou. D'après cette dernière, elle avait été très capricieuse toute la journée et ne voulait que les bras. Elle avait été obligée de la punir. En rentrant chez moi je me suis rendue compte qu'elle ne se servait plus de son bras gauche et qu'elle avait très mal. Nous avons passé toute la soirée aux urgences (jusqu'à minuit et demi). Contusions du coude, au moins 2 semaines de plâtre.
La nounou ne s'est rendue compte de rien, a l'air de s'en vouloir. Mais voilà, aujourd'hui je me pose des questions...
Quelques mots, échanges, partages, sur la vie et les aventures du quotidien. Et pour le plaisir d'écrire tout simplement.
dimanche 24 juillet 2016
mardi 19 juillet 2016
19 juillet 2016
Ce matin mon fils a dormi plus tard que d'habitude, alors je lui ai préparé son petit déjeuner en avance, ce qui n'arrive jamais. J'ai aimé lui tartiner 2 cracottes avec du Saint-Moret, et faire exprès de laisser un couteau à côté avec encore plein de fromage dessus car il adore le lécher. Quand ses petits yeux se sont enfin ouverts et qu'il a découvert la table mise, c'est le couteau qui a eu le plus de succès. #jadoretremaman
lundi 18 juillet 2016
On fait construire !
Je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais nous faisons construire une petite maison avec un petit jardin dans une petite ville. Oui tout est petit mais comme ma maman m'a toujours dit " plus c'est petit plus c'est joli". Et forcément là ce sera vrai :)
Alors, pour m'accompagner mentalement dans ce cheminement, j'ai décidé d'écrire un blog sur la construction de maison parce que OUI, c'est long, OUI, c'est parfois compliqué, et OUI de l'aide est la bienvenue.
Pour nous, les débuts ont été bien plus faciles que n'importe qui car non seulement on nous a aidé à trouver un terrain, mais on nous a fait le plan de notre maison, et on nous a aidé dans pleins de démarches administratives du type déposer le permis de construire. Quand je dis "on", c'est notre famille, qui compte un agent immobilier et une architecte (quelle chance n'est-ce pas ?).
Cependant, au bout d'un moment on a dû aussi se débrouiller seuls. Et cela fait 2 ans que notre projet a commencé. Donc quand je dis que c'est long...
Même si tout n'est pas fini, je crois avoir déjà un peu de recul pour pouvoir parler de pas mal d'étapes et surtout décrire des choses qu'il nous aurait été utile de savoir par avance. Car même si chaque chantier est unique, les démarches sont souvent similaires.
Alors voilà, si vous voulez suivre mes articles au fil des prochaines semaines, ou si vous avez des amis qui font construire (ou en ont envie tout simplement), n'hésitez pas à venir faire un petit tour ici : https://jefaisconstruire.wordpress.com/
Et participez biensûr ! Si vous-mêmes avez fait construire, je suis sûre que vous aurez des tas de choses à ajouter. Alors n'hésitez pas :)
Alors, pour m'accompagner mentalement dans ce cheminement, j'ai décidé d'écrire un blog sur la construction de maison parce que OUI, c'est long, OUI, c'est parfois compliqué, et OUI de l'aide est la bienvenue.
Pour nous, les débuts ont été bien plus faciles que n'importe qui car non seulement on nous a aidé à trouver un terrain, mais on nous a fait le plan de notre maison, et on nous a aidé dans pleins de démarches administratives du type déposer le permis de construire. Quand je dis "on", c'est notre famille, qui compte un agent immobilier et une architecte (quelle chance n'est-ce pas ?).
Cependant, au bout d'un moment on a dû aussi se débrouiller seuls. Et cela fait 2 ans que notre projet a commencé. Donc quand je dis que c'est long...
Même si tout n'est pas fini, je crois avoir déjà un peu de recul pour pouvoir parler de pas mal d'étapes et surtout décrire des choses qu'il nous aurait été utile de savoir par avance. Car même si chaque chantier est unique, les démarches sont souvent similaires.
Alors voilà, si vous voulez suivre mes articles au fil des prochaines semaines, ou si vous avez des amis qui font construire (ou en ont envie tout simplement), n'hésitez pas à venir faire un petit tour ici : https://jefaisconstruire.wordpress.com/
Et participez biensûr ! Si vous-mêmes avez fait construire, je suis sûre que vous aurez des tas de choses à ajouter. Alors n'hésitez pas :)
mercredi 4 mai 2016
Et l'égalité entre parents et enfants on en parle ?
Depuis un moment, je suis marquée par pleins de petites choses que je vois, que j'entends, que j'observe, sur les enfants d'aujourd'hui.
Par exemple, je constate que les livres sur comment bien éduquer son enfant sont de plus en plus nombreux. La plupart sont de très bons conseils d'ailleurs. On y apprend comment s'adresser à eux, comment ne pas crier, comment ne pas s'énerver, comment leur donner confiance en eux, comment leur apprendre à être autonome etc. Moi-même j'ai 2 livres comme ça (dont je ne suis pour le moment pas aller au bout je dois l'avouer).
Une amie à moi, qui rencontre parfois des difficultés avec son fils, lit beaucoup. Elle a toujours été attirée par le côté "explication" à l'enfant dans toute situation. Elle me raconte de temps en temps ce qu'elle lit, ce qu'elle apprend, ce qu'elle applique. Et l'autre jour le sujet était qu'un des livres se mettait dans la tête de l'enfant plutôt que dans celle de l'adulte. Très bien. Mais ne va-t-on pas trop loin parfois ? Je vous explique : un des chapitres de ce livre explique que si les enfants ne disent pas tout le temps merci quand ils reçoivent un cadeau c'est sans doute aussi parce que ça ne leur fait pas forcément plaisir...
Ah bon ?
Moi j'ai toujours vu des enfants ravis au contraire, qu'ils disent merci ou non. Et quand bien même l'enfant n'aimerait pas le fameux cadeau, n'est-ce pas la base de la politesse de dire merci à une personne qui a eu une attention pour nous ? C'est tout de même ça aussi l'éducation non ?
Alors voilà, quand mon amie m'a parlé de ça, et bien j'y ai beaucoup repensé et je ne suis pas d'accord du tout avec cette théorie. Quand mon fils de 3 ans ne dit pas merci, je lui fais penser. S'il ne le fait pas je lui explique pourquoi il doit le dire. Si encore il ne le dit pas car il a décidé de me contrarier, ce qui peut largement arriver, alors je suis fachée. Ce n'est pas grave mais mon but est qu'il comprenne et que je n'ai plus à le lui rappeler. Suis-je trop dure ?
Autre chose, quand ils sont petits (on va dire avant 6 ans), les enfants ne se rendent pas compte de tout et surtout pas, qu'ils font beaucoup de bruit et que les adultes autour ont du mal à discuter entre eux. Mon fils est très bruyant, une vraie pile électrique, il adore chanter et danser. Ah oui et aussi crier, beaucoup. Il est plein de vie. Mais surtout, il aime qu'on s'intéresse à lui, tout le temps. Cela donne donc des repas entre adultes tournés autour de lui ou dans un vacarme permanent. Encore une fois, je ne suis pas d'accord. Nous parlons tout le temps avec lui, il nous raconte des tas de choses, on rit, on échange. Mais quand les grands veulent parler et qu'il nous coupe la parole, chez nous c'est non, tu attends. Pourtant, quand j'observe autour de moi, je ne constate pas toujours ça. Au contraire, nous adulte, nous devons arrêter nos conversations pour laisser la place aux petits. Les livres pourraient dire qu'ils ont besoin de s'exprimer peut-être. Et nous non ?
Le nombre de fois où je me suis retrouvée dans la configuration où nous nous retrouvons entre amis et sur plusieurs heures le constat est le même à chaque fois, on ne s'est quasiment rien dit. C'est triste non ? Les enfants parlent, jouent, rigolent. Mais nous ?
Nous avons la chance de loger actuellement dans une grande maison avec une très belle terrasse. Un des côtés top c'est que mon fils peut s'éclater avec ballon, trottinette, ou même vélo sur cette terrasse et moi je peux le surveiller par les grandes baies vitrées de la cuisine. Génial ! Mais souvent, il réclame qu'on aille plutôt dans l'impasse, beaucoup plus de place pour jouer. Logique. On y va souvent. Mais ce matin je lui ai dit que je ne pouvais pas tout de suite, que j'avais des choses à faire et qu'il pouvait jouer sur la terrasse. Comme à son habitude il a essayé de négocier, de chougner, de répéter 60 fois "mais mamaaaaaann", mais vraiment non, je n'avais pas de temps pour ça à ce moment-là. J'étais à 2 doigts de craquer, prête à remettre à plus tard mes propres activités mais j'ai tenu bon face à cette crapouille. Et vous savez quoi ? Il s'est éclaté. Et là pareil, je me suis dit qu'on leur passe tellement de choses au quotidien que c'est tout à fait normal qu'ils négocient, réclament, crient, osent... Mais si on apprenait à dire non plus souvent...
On dit souvent que "tout se joue avant 6 ans". Oh my god mais quelle pression ! Quand dans un livre je lis que je dois m'adresser à mon enfant en n'utilisant pas tels ou tels termes car même si l'enfant nous pousse à bout, il ne faut pas l'accuser ou le disputer, non, il faut trouver des termes qui expliquent la situation dérangeante mais surtout pas que l'enfant comprenne qu'il est fautif. Euhhhh... Je suis la seule choquée ? Surtout, les exemples donnés sont si difficilement appliquables ! Quand on est terriblement en colère, tout rouge, avec en plus la fatigue de la journée de travail, on peut réellement parler d'une voix douce, attentionnée et choisir nos mots avec précautions pour que l'enfant ne se vexe pas ? Quand il hurle à n'en plus finir et qu'il n'entend même pas notre voix on fait comment ?...
Aura-t-il une vie plus dérangée si nous n'appliquons pas tous les conseils des psychologues (ou pas) de notre temps ?
Nous sommes aussi à l'ère du net et de ce fait, des blogs. Alors les blogs de maman il y en a des tas. J'en suis plusieurs et j'adore ça. Souvent on y apprend pleins d'astuces, d'activités et aussi on constate que nos galères de maman, les autres les vivent aussi (ou pas...). Et puis il y a énormément (trop) d'humour sur nos conditions de maman, sur le fait que nous n'avons plus une seconde pour nous, que nous sommes prisonnière de nos enfants, que nous ne dormons plus, qu'être maman est extrêmement difficile (ça l'est) etc. etc. Ca aussi, quelque part, ça me dérange.
Aujourd'hui, on en fait des caisses. Le nombre de vidéos, BD, montages, Post... que j'ai pu voir sur la femme enceinte. Mais si je n'étais pas déjà maman je ne souhaiterai pas le devenir ! On dirait qu'on va passer 9 mois absolument horriblissimes ! Et alors quand le bébé né, c'est pire.
Finalement, beaucoup arrivent à faire de l'humour sur les points négatifs (ok c'est de l'humour mais à force de faire que ça on va finir par y croire non ?). Mais qui parle des côtés positifs ? Oh oui on les aime, ça, ya pas de doutes. Mais tout de même il y a autre chose non ?
Alors tout ça mélangé, ça donne cette conclusion : aujourd'hui, on se plaint beaucoup, mais on laisse aussi délibérément nos enfants prendre notre liberté. Et pourquoi ? Parce qu'on les aime démesurément ! Bien-entendu. Mais non, je ne suis pas d'accord. Si je laisse mon enfant venir aux toilettes quand j'y suis alors que j'ai 3 mn pour moi, je suis fautive. Sinon je ferme la porte à clé, je lui explique, je crie si il faut, mais dans quelques temps, il me laissera ces 3 mn sans que je ne lui dise plus rien. Si mes repas sont rythmées par les conversations de mes enfants, je vais me battre un temps, mais ils comprendront un jour ou l'autre que si je parle avec une autre personne, ils doivent attendre que j'ai fini.
C'est beau toutes ces théories mais je sais que nombreuses seront celles qui ne les partageront pas. Parce que chaque personne est différente, parce que chaque enfant est différent. Certains laissent déjà leur maman tranquille aux toilettes et d'autres ne la laisseront jamais ! C'est comme ça.
En ce moment je réfléchis beaucoup à tout ce dont je viens de parler car j'ai beau aimer mes enfants plus que de raisons, et même certainement les gâter (trop), je ne souhaite pas qu'ils puissent dès leur plus tendre enfance croire que tout leur est dû. Je trouve que la société reflète cette image qui me gêne, les parents coincés, dépendants de leur amour trop important, obligés d'être des parents parfaits en tous points vues et avoir des enfants parfaits. Je m'entends souvent penser "mais merde je suis pas un robot ! Je suis fatiguée, j'ai moi aussi des envies". Alors est-on réellement égaux avec nos enfants ou ont-ils le dessus sur nous dans une société qui les surprotège, qui les mets en valeurs en permanence et rabaisse les pauvres parents qui n'en peuvent plus mais c'est pas grave ?
Par exemple, je constate que les livres sur comment bien éduquer son enfant sont de plus en plus nombreux. La plupart sont de très bons conseils d'ailleurs. On y apprend comment s'adresser à eux, comment ne pas crier, comment ne pas s'énerver, comment leur donner confiance en eux, comment leur apprendre à être autonome etc. Moi-même j'ai 2 livres comme ça (dont je ne suis pour le moment pas aller au bout je dois l'avouer).
Une amie à moi, qui rencontre parfois des difficultés avec son fils, lit beaucoup. Elle a toujours été attirée par le côté "explication" à l'enfant dans toute situation. Elle me raconte de temps en temps ce qu'elle lit, ce qu'elle apprend, ce qu'elle applique. Et l'autre jour le sujet était qu'un des livres se mettait dans la tête de l'enfant plutôt que dans celle de l'adulte. Très bien. Mais ne va-t-on pas trop loin parfois ? Je vous explique : un des chapitres de ce livre explique que si les enfants ne disent pas tout le temps merci quand ils reçoivent un cadeau c'est sans doute aussi parce que ça ne leur fait pas forcément plaisir...
Ah bon ?
Moi j'ai toujours vu des enfants ravis au contraire, qu'ils disent merci ou non. Et quand bien même l'enfant n'aimerait pas le fameux cadeau, n'est-ce pas la base de la politesse de dire merci à une personne qui a eu une attention pour nous ? C'est tout de même ça aussi l'éducation non ?
Alors voilà, quand mon amie m'a parlé de ça, et bien j'y ai beaucoup repensé et je ne suis pas d'accord du tout avec cette théorie. Quand mon fils de 3 ans ne dit pas merci, je lui fais penser. S'il ne le fait pas je lui explique pourquoi il doit le dire. Si encore il ne le dit pas car il a décidé de me contrarier, ce qui peut largement arriver, alors je suis fachée. Ce n'est pas grave mais mon but est qu'il comprenne et que je n'ai plus à le lui rappeler. Suis-je trop dure ?
Autre chose, quand ils sont petits (on va dire avant 6 ans), les enfants ne se rendent pas compte de tout et surtout pas, qu'ils font beaucoup de bruit et que les adultes autour ont du mal à discuter entre eux. Mon fils est très bruyant, une vraie pile électrique, il adore chanter et danser. Ah oui et aussi crier, beaucoup. Il est plein de vie. Mais surtout, il aime qu'on s'intéresse à lui, tout le temps. Cela donne donc des repas entre adultes tournés autour de lui ou dans un vacarme permanent. Encore une fois, je ne suis pas d'accord. Nous parlons tout le temps avec lui, il nous raconte des tas de choses, on rit, on échange. Mais quand les grands veulent parler et qu'il nous coupe la parole, chez nous c'est non, tu attends. Pourtant, quand j'observe autour de moi, je ne constate pas toujours ça. Au contraire, nous adulte, nous devons arrêter nos conversations pour laisser la place aux petits. Les livres pourraient dire qu'ils ont besoin de s'exprimer peut-être. Et nous non ?
Le nombre de fois où je me suis retrouvée dans la configuration où nous nous retrouvons entre amis et sur plusieurs heures le constat est le même à chaque fois, on ne s'est quasiment rien dit. C'est triste non ? Les enfants parlent, jouent, rigolent. Mais nous ?
Nous avons la chance de loger actuellement dans une grande maison avec une très belle terrasse. Un des côtés top c'est que mon fils peut s'éclater avec ballon, trottinette, ou même vélo sur cette terrasse et moi je peux le surveiller par les grandes baies vitrées de la cuisine. Génial ! Mais souvent, il réclame qu'on aille plutôt dans l'impasse, beaucoup plus de place pour jouer. Logique. On y va souvent. Mais ce matin je lui ai dit que je ne pouvais pas tout de suite, que j'avais des choses à faire et qu'il pouvait jouer sur la terrasse. Comme à son habitude il a essayé de négocier, de chougner, de répéter 60 fois "mais mamaaaaaann", mais vraiment non, je n'avais pas de temps pour ça à ce moment-là. J'étais à 2 doigts de craquer, prête à remettre à plus tard mes propres activités mais j'ai tenu bon face à cette crapouille. Et vous savez quoi ? Il s'est éclaté. Et là pareil, je me suis dit qu'on leur passe tellement de choses au quotidien que c'est tout à fait normal qu'ils négocient, réclament, crient, osent... Mais si on apprenait à dire non plus souvent...
On dit souvent que "tout se joue avant 6 ans". Oh my god mais quelle pression ! Quand dans un livre je lis que je dois m'adresser à mon enfant en n'utilisant pas tels ou tels termes car même si l'enfant nous pousse à bout, il ne faut pas l'accuser ou le disputer, non, il faut trouver des termes qui expliquent la situation dérangeante mais surtout pas que l'enfant comprenne qu'il est fautif. Euhhhh... Je suis la seule choquée ? Surtout, les exemples donnés sont si difficilement appliquables ! Quand on est terriblement en colère, tout rouge, avec en plus la fatigue de la journée de travail, on peut réellement parler d'une voix douce, attentionnée et choisir nos mots avec précautions pour que l'enfant ne se vexe pas ? Quand il hurle à n'en plus finir et qu'il n'entend même pas notre voix on fait comment ?...
Aura-t-il une vie plus dérangée si nous n'appliquons pas tous les conseils des psychologues (ou pas) de notre temps ?
Nous sommes aussi à l'ère du net et de ce fait, des blogs. Alors les blogs de maman il y en a des tas. J'en suis plusieurs et j'adore ça. Souvent on y apprend pleins d'astuces, d'activités et aussi on constate que nos galères de maman, les autres les vivent aussi (ou pas...). Et puis il y a énormément (trop) d'humour sur nos conditions de maman, sur le fait que nous n'avons plus une seconde pour nous, que nous sommes prisonnière de nos enfants, que nous ne dormons plus, qu'être maman est extrêmement difficile (ça l'est) etc. etc. Ca aussi, quelque part, ça me dérange.
Aujourd'hui, on en fait des caisses. Le nombre de vidéos, BD, montages, Post... que j'ai pu voir sur la femme enceinte. Mais si je n'étais pas déjà maman je ne souhaiterai pas le devenir ! On dirait qu'on va passer 9 mois absolument horriblissimes ! Et alors quand le bébé né, c'est pire.
Finalement, beaucoup arrivent à faire de l'humour sur les points négatifs (ok c'est de l'humour mais à force de faire que ça on va finir par y croire non ?). Mais qui parle des côtés positifs ? Oh oui on les aime, ça, ya pas de doutes. Mais tout de même il y a autre chose non ?
Alors tout ça mélangé, ça donne cette conclusion : aujourd'hui, on se plaint beaucoup, mais on laisse aussi délibérément nos enfants prendre notre liberté. Et pourquoi ? Parce qu'on les aime démesurément ! Bien-entendu. Mais non, je ne suis pas d'accord. Si je laisse mon enfant venir aux toilettes quand j'y suis alors que j'ai 3 mn pour moi, je suis fautive. Sinon je ferme la porte à clé, je lui explique, je crie si il faut, mais dans quelques temps, il me laissera ces 3 mn sans que je ne lui dise plus rien. Si mes repas sont rythmées par les conversations de mes enfants, je vais me battre un temps, mais ils comprendront un jour ou l'autre que si je parle avec une autre personne, ils doivent attendre que j'ai fini.
C'est beau toutes ces théories mais je sais que nombreuses seront celles qui ne les partageront pas. Parce que chaque personne est différente, parce que chaque enfant est différent. Certains laissent déjà leur maman tranquille aux toilettes et d'autres ne la laisseront jamais ! C'est comme ça.
En ce moment je réfléchis beaucoup à tout ce dont je viens de parler car j'ai beau aimer mes enfants plus que de raisons, et même certainement les gâter (trop), je ne souhaite pas qu'ils puissent dès leur plus tendre enfance croire que tout leur est dû. Je trouve que la société reflète cette image qui me gêne, les parents coincés, dépendants de leur amour trop important, obligés d'être des parents parfaits en tous points vues et avoir des enfants parfaits. Je m'entends souvent penser "mais merde je suis pas un robot ! Je suis fatiguée, j'ai moi aussi des envies". Alors est-on réellement égaux avec nos enfants ou ont-ils le dessus sur nous dans une société qui les surprotège, qui les mets en valeurs en permanence et rabaisse les pauvres parents qui n'en peuvent plus mais c'est pas grave ?
lundi 2 novembre 2015
DIY : Le loto des couleurs
Depuis toujours, j'aime les activités manuelles. J'en faisais pas mal étant petite et ado, notamment avec ma mère, des bijoux, des peintures, des dessins. Jeune adulte j'ai un peu mis ça de côté.
Mais depuis que j'ai mon petit garçon, cette passion du DIY est bien revenue, à petite dose puisque je n'ai plus beaucoup de temps, mais est là tout de même.
Alors peu de temps après sa naissance, je me suis mise à la couture, en ressortant la vieille Singer de Mamie, qui a une bonne cinquantaine d'année. Et puis j'ai appris à faire quelques modèles basiques de doudou, entre autres
Et puis, en surfant sur pinterest, et aussi sur différents blogs de supers mamans, j'ai eu envie de faire d'autres activités, notamment avec mon fils.
Alors il y a quelques mois, je me suis achetée une plastifieuse et j'ai commencé à créer une 1ère activité.
Mon grand (d'alors 26 mois à ce moment-là) adore les couleurs depuis longtemps, et les connait très bien (même en anglais c'est pour dire..).
J'ai donc choisi cette activité en fonction de ce qu'il aime : les couleurs, et les jeux de loto (à la maison nous avons toutes sortes de jeux de loto : loto Petit Ours Brun, loto Tchoupi, loto des animaux...).
Je me suis donc dit que puisqu'il aimait ce jeu et connaissait les couleurs, alors je pouvais ajouter un nouvel élément : les formes.
Et ça a totalement marché !
J'ai pris des feuilles de couleurs, j'ai dessiné des formes dessus et je les ai découpé. J'ai ensuite plastifié le tout. Voici à quoi ça ressemble :
J'ai également créé des feuilles où j'ai dessiné les formes dessus, de couleurs différentes. Il devait donc mettre la bonne forme et de la bonne couleur par-dessus.
Dès qu'il a vu ce jeu, il a tout de suite voulu y jouer. Et en très peu de temps, savait ce qu'était un triangle, un carré, un rond, une lune, et une étoile ! Comme quoi, ils apprennent particulièrement vite à cet âge-là.
Et voilà un petit bonhomme et une maman ravis !
Mais depuis que j'ai mon petit garçon, cette passion du DIY est bien revenue, à petite dose puisque je n'ai plus beaucoup de temps, mais est là tout de même.
Alors peu de temps après sa naissance, je me suis mise à la couture, en ressortant la vieille Singer de Mamie, qui a une bonne cinquantaine d'année. Et puis j'ai appris à faire quelques modèles basiques de doudou, entre autres
Et puis, en surfant sur pinterest, et aussi sur différents blogs de supers mamans, j'ai eu envie de faire d'autres activités, notamment avec mon fils.
Alors il y a quelques mois, je me suis achetée une plastifieuse et j'ai commencé à créer une 1ère activité.
Mon grand (d'alors 26 mois à ce moment-là) adore les couleurs depuis longtemps, et les connait très bien (même en anglais c'est pour dire..).
J'ai donc choisi cette activité en fonction de ce qu'il aime : les couleurs, et les jeux de loto (à la maison nous avons toutes sortes de jeux de loto : loto Petit Ours Brun, loto Tchoupi, loto des animaux...).
Je me suis donc dit que puisqu'il aimait ce jeu et connaissait les couleurs, alors je pouvais ajouter un nouvel élément : les formes.
Et ça a totalement marché !
J'ai pris des feuilles de couleurs, j'ai dessiné des formes dessus et je les ai découpé. J'ai ensuite plastifié le tout. Voici à quoi ça ressemble :
J'ai également créé des feuilles où j'ai dessiné les formes dessus, de couleurs différentes. Il devait donc mettre la bonne forme et de la bonne couleur par-dessus.
Dès qu'il a vu ce jeu, il a tout de suite voulu y jouer. Et en très peu de temps, savait ce qu'était un triangle, un carré, un rond, une lune, et une étoile ! Comme quoi, ils apprennent particulièrement vite à cet âge-là.
Et voilà un petit bonhomme et une maman ravis !
jeudi 16 juillet 2015
Le 1er mois revisité grâce à bébé 2...
Bon, bon, bon... Pour ceux qui ont suivi les articles précédents, il y en a un où je raconte comment le 1er mois a été difficile quand nous avons eu notre 1er bébé. Chaque jour paraissait 1 semaine tellement la fatigue était présente, tellement bébé pleurait...
Forcément, quand nous avons eu babygirl, j'étais préparée à revivre la même chose. Et puis le jour J arriva (vous avez lu le récit de mon accouchement ?), et là, jolie surprise, ma fille ne pleurait pas à la maternité. Bon, trop cool, elle dort tout le temps, je dois la réveiller pour manger, quand elle est éveillée on ne l'entend pas... Déjà, BONHEUR ! Voilà de quoi bien me reposer pour me remettre de la naissance !
Et puis on rentre à la maison, et là pareil, pas de bruits, de petits gloussements pour dire qu'elle a faim, beaucoup beaucoup de dodo... le pied ! Forcément, un bébé calme, serein = des parents sereins ET un grand aussi ! Et oui, on avait en plus le challenge de gérer un grand bébé d'à peine plus de 2 ans. Ca n'aurait pas été aussi simple si notre petite avait été plus difficile.
Et finalement, un jour pouf ! Ca fait déjà 1 mois ! Ah bon déjà ? Mais ça passe viiiiiiite !! Et oui, quand on a la chance énorme d'avoir un bébé qui ne souffre ni de reflux, ni de coliques, pas de pleurs du soir, et bien ça change la vie. La fatigue est là biensur, avec un grand qui chante et danse tout le temps (mais où est le bouton pour l'éteindre ??) et une petite qui a besoin de nous jour et nuit. Mais cette fatigue est tellement agréable à vivre quand c'est comme ça.
Rappelons aussi un détail qui a son importance : un 2e bébé c'est aussi beaucouuuuuuup moins stressant ! On se sent plus sûrs de nous, on sait ce qu'il faut faire, on est davantage préparer...
Et avec un Premier en prime, on n'hésite plus à vivre normalement et tant pis si bébé entend ses parents respirer et qu'il se réveille ! Il entend déjà tellement son ainé qu'il n'est plus à ça près ;)
Forcément, quand nous avons eu babygirl, j'étais préparée à revivre la même chose. Et puis le jour J arriva (vous avez lu le récit de mon accouchement ?), et là, jolie surprise, ma fille ne pleurait pas à la maternité. Bon, trop cool, elle dort tout le temps, je dois la réveiller pour manger, quand elle est éveillée on ne l'entend pas... Déjà, BONHEUR ! Voilà de quoi bien me reposer pour me remettre de la naissance !
Et puis on rentre à la maison, et là pareil, pas de bruits, de petits gloussements pour dire qu'elle a faim, beaucoup beaucoup de dodo... le pied ! Forcément, un bébé calme, serein = des parents sereins ET un grand aussi ! Et oui, on avait en plus le challenge de gérer un grand bébé d'à peine plus de 2 ans. Ca n'aurait pas été aussi simple si notre petite avait été plus difficile.
Et finalement, un jour pouf ! Ca fait déjà 1 mois ! Ah bon déjà ? Mais ça passe viiiiiiite !! Et oui, quand on a la chance énorme d'avoir un bébé qui ne souffre ni de reflux, ni de coliques, pas de pleurs du soir, et bien ça change la vie. La fatigue est là biensur, avec un grand qui chante et danse tout le temps (mais où est le bouton pour l'éteindre ??) et une petite qui a besoin de nous jour et nuit. Mais cette fatigue est tellement agréable à vivre quand c'est comme ça.
Rappelons aussi un détail qui a son importance : un 2e bébé c'est aussi beaucouuuuuuup moins stressant ! On se sent plus sûrs de nous, on sait ce qu'il faut faire, on est davantage préparer...
Et avec un Premier en prime, on n'hésite plus à vivre normalement et tant pis si bébé entend ses parents respirer et qu'il se réveille ! Il entend déjà tellement son ainé qu'il n'est plus à ça près ;)
vendredi 26 juin 2015
Mon 2e accouchement : le film de ma vie !
Et voilà, mai 2015 est là ! Impatiente, impatiente, chaque jour je parle à ma fille pour lui dire que j'ai hâte de la rencontrer !
Prévue pour le 22 mai, elle avait encore un peu de temps, mais c'est finalement le 14 qu'elle décide de pointer le bout de son nez, et plutôt très rapidement...
Dans la nuit du mercredi au jeudi (de l'ascension), mon ventre commence à me faire assez mal, pas de contractions mais mal. Au point où je prends des spasfons rapidement, me disant que si ça doit être le vrai travail ça n'y changera rien, et si, comme depuis 2 mois, c'est juste un mal de ventre lié à la grossesse, je pourrai me rendormir rapidement.
Sauf que c'est le vrai travail ! Je me lève au bout de seulement 10mn et puis d'un coup, dans la salle à la manger, 5h du matin, la 1ère contraction arrive ! Puis la 2e, 4mn plus tard et ainsi de suite. Réglé comme du papier à musique, un petit goût de déjà vu avec mon fils...
Au bout de 30mn je vais réveiller chéri car les contractions commencent à me faire vraiment mal, pas au point de vouloir partir à la maternité (erreur, erreur !!) mais au point de ne plus vouloir être seule sur mon canapé à me crisper maintenant toutes les 3mn...
"Bébé réveille-toi, je crois que le travail a commencé" - "Ah, ok, euh, il faut appeler alors", faisant référence à mes parents pour qu'ils viennent garder notre grand.
"oui oui je vais les appeler dans un moment quand je serai sûre mais viens stp, j'ai mal, j'ai besoin que tu sois avec moi".
Bizarrement il était à la salle à manger en 3mn, lui qui se lève en 30 d'habitude... :)
6h, j'appelai mon père. 06h20 ma mère était là (rapide mamie, surtout après s'être couché à 03h20, ben oui il fallait bien qu'elle fête son anniversaire !). Entre-temps je plongeai dans un bain chaud mais comme la 1ère fois, ça soulage mais ça n'y change rien.
Presque 7h, les dernières contractions à la maison me font pleurer mais je traîne, me disant que si c'est comme la 1ère fois, j'arriverai à la maternité à peine à 2, alors pourquoi se presser... Et puis 7h pile, on s'apprête à partir et mon grand qui se réveille, j'essuie mes larmes, je lui fais un gros bisou et lui explique qu'il va rester avec mamie. Il ne comprend pas tout, surtout au saut du lit, mais au moins on se sera vu.
On arrive à la maternité, j'ai mal, mais j'ai quand même l'impression de contrôler un peu plus que la 1ère fois. Peut-être un peu moins peur, je suis au même endroit, je connais le processus. Cette fois c'est moi qui donne les infos à la secrétaire contrairement à la 1ère fois où, pliée en 2 parterre (rappelez-vous seulement à un petit 2...), c'est chéri qui donnait tout.
Je me plie tout de même, mais j'ai le sourire, ma fille va arriver, on va être encore parent. Comme je suis heureuse !
Salle d'examen, la sage-femme me demande à combien je pense être, je lui réponds "allez, si je suis à 2 c'est cool !". Elle rit et me répond "vous êtes à un bon 5 madame ! On va en salle d'accouchement !". J'explose de rire, je regarde chéri et je lui dit en me la racontant à quelle point je suis trop fière d'être arrivée à "un bon 5" sans péridurale !
Je n'avais pas compris encore ce qui allait se passer...
On arrive en salle d'accouchement, je commence à avoir vraiment très mal et surtout la sensation qu'il faut que je pousse. Je le dis à la sage-femme qui me rééxamine, seulement 15mn après la 1ère fois, je suis déjà à 7...
Là j'ai peur, j'ai très mal, j'ai l'impression que je ne maîtrise plus ce qui se passe. Je pleure et je supplie chéri de ne pas accoucher sans péridurale, comme s'il pouvait faire quelque chose. Mais ça allait trop vite, et j'avais bien compris que je n'aurai pas le choix...
L'équipe d'anesthésistes arrive enfin, je m'assois, je souffle tant et plus, les contractions sont très rapprochées et très violentes. Tellement qu'il m'est très difficile de parler, je n'ouvre plus les yeux, je serre de toutes mes forces les mains de la sage-femme devant moi, sage-femme dont je ne me rappelle que les chaussures...
Les anesthésistes sont obligés de mettre la péridurale pendant les contractions car elles sont chaque minute. Ils me font mal, ils n'y arrivent pas, je les entends faire et refaire, encore et encore sans que ça ne fonctionne. C'est interminable, j'ai terriblement mal.
Et puis je n'en peux plus, je sens que je suis au bout, je leur dit qu'il faut que je pousse. Ils me rallongent, un anesthésiste dit à l'autre "écoute laisse comme ça on verra", mais moi je sais qu'on ne verra rien du tout !
La sage-femme m'examine et dit "oulà mais oui vous êtes à 10", j'ai juste envie de lui dire "sans déconner !!". Chéri entre enfin, inquiet, je n'ouvre pas les yeux, je ne me rend même pas compte que c'est sa main que je tiens.
On me passe des compresses froides sur le ventre et les jambes pour voir si la péridurale a marché mais non, je sens tout. Et surtout je sens que je dois pousser. Je le dis, je le hurle et je pousse, sans même que la sage-femme soit installée. Elle court, elle attrape mes jambes pour les mettre sur les étriers, j'ai déjà commencé !
Je pousse très fort, très longtemps, et puis je sens la tête de mon bébé.... Je reprends ma respiration, je fais pareil, je sens son corps. J'ai si mal, mais je veux tant la voir !
Une 3e fois et c'est la libération, je la sens sortir complètement, on me la pose sur moi. J'ouvre à peine les yeux, je n'ai plus de force, je n'arrive pas à bouger pour la prendre. Je dis à chéri de la porter. Je suis exténuée. Quelques minutes plus tard on me fait une petite anesthésie générale. Je me réveille seulement 10mn après et là, je me sens enfin bien. Je n'ai plus mal, plus de contractions à me faire mourir, je me sens même reposée et puis je vois chéri avec notre fille : Roxane.
Elle est là, elle est toute petite, magnifique. Je me sens si fière, je la prends, la cajole, je me sens bien.
Elle sera née à 08h38, 1h20 après être arrivés à la maternité, 3h30 après les premières contractions, et on a tout fait toutes les 2, sans aide, juste elle et moi.
Ce fut un accouchement intense, violent, rapide, mais juste fabuleux, magnifique, magique.
Ce 14 mai 2015, 2e plus beau jour de ma vie.
Prévue pour le 22 mai, elle avait encore un peu de temps, mais c'est finalement le 14 qu'elle décide de pointer le bout de son nez, et plutôt très rapidement...
Dans la nuit du mercredi au jeudi (de l'ascension), mon ventre commence à me faire assez mal, pas de contractions mais mal. Au point où je prends des spasfons rapidement, me disant que si ça doit être le vrai travail ça n'y changera rien, et si, comme depuis 2 mois, c'est juste un mal de ventre lié à la grossesse, je pourrai me rendormir rapidement.
Sauf que c'est le vrai travail ! Je me lève au bout de seulement 10mn et puis d'un coup, dans la salle à la manger, 5h du matin, la 1ère contraction arrive ! Puis la 2e, 4mn plus tard et ainsi de suite. Réglé comme du papier à musique, un petit goût de déjà vu avec mon fils...
Au bout de 30mn je vais réveiller chéri car les contractions commencent à me faire vraiment mal, pas au point de vouloir partir à la maternité (erreur, erreur !!) mais au point de ne plus vouloir être seule sur mon canapé à me crisper maintenant toutes les 3mn...
"Bébé réveille-toi, je crois que le travail a commencé" - "Ah, ok, euh, il faut appeler alors", faisant référence à mes parents pour qu'ils viennent garder notre grand.
"oui oui je vais les appeler dans un moment quand je serai sûre mais viens stp, j'ai mal, j'ai besoin que tu sois avec moi".
Bizarrement il était à la salle à manger en 3mn, lui qui se lève en 30 d'habitude... :)
6h, j'appelai mon père. 06h20 ma mère était là (rapide mamie, surtout après s'être couché à 03h20, ben oui il fallait bien qu'elle fête son anniversaire !). Entre-temps je plongeai dans un bain chaud mais comme la 1ère fois, ça soulage mais ça n'y change rien.
Presque 7h, les dernières contractions à la maison me font pleurer mais je traîne, me disant que si c'est comme la 1ère fois, j'arriverai à la maternité à peine à 2, alors pourquoi se presser... Et puis 7h pile, on s'apprête à partir et mon grand qui se réveille, j'essuie mes larmes, je lui fais un gros bisou et lui explique qu'il va rester avec mamie. Il ne comprend pas tout, surtout au saut du lit, mais au moins on se sera vu.
On arrive à la maternité, j'ai mal, mais j'ai quand même l'impression de contrôler un peu plus que la 1ère fois. Peut-être un peu moins peur, je suis au même endroit, je connais le processus. Cette fois c'est moi qui donne les infos à la secrétaire contrairement à la 1ère fois où, pliée en 2 parterre (rappelez-vous seulement à un petit 2...), c'est chéri qui donnait tout.
Je me plie tout de même, mais j'ai le sourire, ma fille va arriver, on va être encore parent. Comme je suis heureuse !
Salle d'examen, la sage-femme me demande à combien je pense être, je lui réponds "allez, si je suis à 2 c'est cool !". Elle rit et me répond "vous êtes à un bon 5 madame ! On va en salle d'accouchement !". J'explose de rire, je regarde chéri et je lui dit en me la racontant à quelle point je suis trop fière d'être arrivée à "un bon 5" sans péridurale !
Je n'avais pas compris encore ce qui allait se passer...
On arrive en salle d'accouchement, je commence à avoir vraiment très mal et surtout la sensation qu'il faut que je pousse. Je le dis à la sage-femme qui me rééxamine, seulement 15mn après la 1ère fois, je suis déjà à 7...
Là j'ai peur, j'ai très mal, j'ai l'impression que je ne maîtrise plus ce qui se passe. Je pleure et je supplie chéri de ne pas accoucher sans péridurale, comme s'il pouvait faire quelque chose. Mais ça allait trop vite, et j'avais bien compris que je n'aurai pas le choix...
L'équipe d'anesthésistes arrive enfin, je m'assois, je souffle tant et plus, les contractions sont très rapprochées et très violentes. Tellement qu'il m'est très difficile de parler, je n'ouvre plus les yeux, je serre de toutes mes forces les mains de la sage-femme devant moi, sage-femme dont je ne me rappelle que les chaussures...
Les anesthésistes sont obligés de mettre la péridurale pendant les contractions car elles sont chaque minute. Ils me font mal, ils n'y arrivent pas, je les entends faire et refaire, encore et encore sans que ça ne fonctionne. C'est interminable, j'ai terriblement mal.
Et puis je n'en peux plus, je sens que je suis au bout, je leur dit qu'il faut que je pousse. Ils me rallongent, un anesthésiste dit à l'autre "écoute laisse comme ça on verra", mais moi je sais qu'on ne verra rien du tout !
La sage-femme m'examine et dit "oulà mais oui vous êtes à 10", j'ai juste envie de lui dire "sans déconner !!". Chéri entre enfin, inquiet, je n'ouvre pas les yeux, je ne me rend même pas compte que c'est sa main que je tiens.
On me passe des compresses froides sur le ventre et les jambes pour voir si la péridurale a marché mais non, je sens tout. Et surtout je sens que je dois pousser. Je le dis, je le hurle et je pousse, sans même que la sage-femme soit installée. Elle court, elle attrape mes jambes pour les mettre sur les étriers, j'ai déjà commencé !
Je pousse très fort, très longtemps, et puis je sens la tête de mon bébé.... Je reprends ma respiration, je fais pareil, je sens son corps. J'ai si mal, mais je veux tant la voir !
Une 3e fois et c'est la libération, je la sens sortir complètement, on me la pose sur moi. J'ouvre à peine les yeux, je n'ai plus de force, je n'arrive pas à bouger pour la prendre. Je dis à chéri de la porter. Je suis exténuée. Quelques minutes plus tard on me fait une petite anesthésie générale. Je me réveille seulement 10mn après et là, je me sens enfin bien. Je n'ai plus mal, plus de contractions à me faire mourir, je me sens même reposée et puis je vois chéri avec notre fille : Roxane.
Elle est là, elle est toute petite, magnifique. Je me sens si fière, je la prends, la cajole, je me sens bien.
Elle sera née à 08h38, 1h20 après être arrivés à la maternité, 3h30 après les premières contractions, et on a tout fait toutes les 2, sans aide, juste elle et moi.
Ce fut un accouchement intense, violent, rapide, mais juste fabuleux, magnifique, magique.
Ce 14 mai 2015, 2e plus beau jour de ma vie.
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