Je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais nous faisons construire une petite maison avec un petit jardin dans une petite ville. Oui tout est petit mais comme ma maman m'a toujours dit " plus c'est petit plus c'est joli". Et forcément là ce sera vrai :)
Alors, pour m'accompagner mentalement dans ce cheminement, j'ai décidé d'écrire un blog sur la construction de maison parce que OUI, c'est long, OUI, c'est parfois compliqué, et OUI de l'aide est la bienvenue.
Pour nous, les débuts ont été bien plus faciles que n'importe qui car non seulement on nous a aidé à trouver un terrain, mais on nous a fait le plan de notre maison, et on nous a aidé dans pleins de démarches administratives du type déposer le permis de construire. Quand je dis "on", c'est notre famille, qui compte un agent immobilier et une architecte (quelle chance n'est-ce pas ?).
Cependant, au bout d'un moment on a dû aussi se débrouiller seuls. Et cela fait 2 ans que notre projet a commencé. Donc quand je dis que c'est long...
Même si tout n'est pas fini, je crois avoir déjà un peu de recul pour pouvoir parler de pas mal d'étapes et surtout décrire des choses qu'il nous aurait été utile de savoir par avance. Car même si chaque chantier est unique, les démarches sont souvent similaires.
Alors voilà, si vous voulez suivre mes articles au fil des prochaines semaines, ou si vous avez des amis qui font construire (ou en ont envie tout simplement), n'hésitez pas à venir faire un petit tour ici : https://jefaisconstruire.wordpress.com/
Et participez biensûr ! Si vous-mêmes avez fait construire, je suis sûre que vous aurez des tas de choses à ajouter. Alors n'hésitez pas :)
Quelques mots, échanges, partages, sur la vie et les aventures du quotidien. Et pour le plaisir d'écrire tout simplement.
lundi 18 juillet 2016
mercredi 4 mai 2016
Et l'égalité entre parents et enfants on en parle ?
Depuis un moment, je suis marquée par pleins de petites choses que je vois, que j'entends, que j'observe, sur les enfants d'aujourd'hui.
Par exemple, je constate que les livres sur comment bien éduquer son enfant sont de plus en plus nombreux. La plupart sont de très bons conseils d'ailleurs. On y apprend comment s'adresser à eux, comment ne pas crier, comment ne pas s'énerver, comment leur donner confiance en eux, comment leur apprendre à être autonome etc. Moi-même j'ai 2 livres comme ça (dont je ne suis pour le moment pas aller au bout je dois l'avouer).
Une amie à moi, qui rencontre parfois des difficultés avec son fils, lit beaucoup. Elle a toujours été attirée par le côté "explication" à l'enfant dans toute situation. Elle me raconte de temps en temps ce qu'elle lit, ce qu'elle apprend, ce qu'elle applique. Et l'autre jour le sujet était qu'un des livres se mettait dans la tête de l'enfant plutôt que dans celle de l'adulte. Très bien. Mais ne va-t-on pas trop loin parfois ? Je vous explique : un des chapitres de ce livre explique que si les enfants ne disent pas tout le temps merci quand ils reçoivent un cadeau c'est sans doute aussi parce que ça ne leur fait pas forcément plaisir...
Ah bon ?
Moi j'ai toujours vu des enfants ravis au contraire, qu'ils disent merci ou non. Et quand bien même l'enfant n'aimerait pas le fameux cadeau, n'est-ce pas la base de la politesse de dire merci à une personne qui a eu une attention pour nous ? C'est tout de même ça aussi l'éducation non ?
Alors voilà, quand mon amie m'a parlé de ça, et bien j'y ai beaucoup repensé et je ne suis pas d'accord du tout avec cette théorie. Quand mon fils de 3 ans ne dit pas merci, je lui fais penser. S'il ne le fait pas je lui explique pourquoi il doit le dire. Si encore il ne le dit pas car il a décidé de me contrarier, ce qui peut largement arriver, alors je suis fachée. Ce n'est pas grave mais mon but est qu'il comprenne et que je n'ai plus à le lui rappeler. Suis-je trop dure ?
Autre chose, quand ils sont petits (on va dire avant 6 ans), les enfants ne se rendent pas compte de tout et surtout pas, qu'ils font beaucoup de bruit et que les adultes autour ont du mal à discuter entre eux. Mon fils est très bruyant, une vraie pile électrique, il adore chanter et danser. Ah oui et aussi crier, beaucoup. Il est plein de vie. Mais surtout, il aime qu'on s'intéresse à lui, tout le temps. Cela donne donc des repas entre adultes tournés autour de lui ou dans un vacarme permanent. Encore une fois, je ne suis pas d'accord. Nous parlons tout le temps avec lui, il nous raconte des tas de choses, on rit, on échange. Mais quand les grands veulent parler et qu'il nous coupe la parole, chez nous c'est non, tu attends. Pourtant, quand j'observe autour de moi, je ne constate pas toujours ça. Au contraire, nous adulte, nous devons arrêter nos conversations pour laisser la place aux petits. Les livres pourraient dire qu'ils ont besoin de s'exprimer peut-être. Et nous non ?
Le nombre de fois où je me suis retrouvée dans la configuration où nous nous retrouvons entre amis et sur plusieurs heures le constat est le même à chaque fois, on ne s'est quasiment rien dit. C'est triste non ? Les enfants parlent, jouent, rigolent. Mais nous ?
Nous avons la chance de loger actuellement dans une grande maison avec une très belle terrasse. Un des côtés top c'est que mon fils peut s'éclater avec ballon, trottinette, ou même vélo sur cette terrasse et moi je peux le surveiller par les grandes baies vitrées de la cuisine. Génial ! Mais souvent, il réclame qu'on aille plutôt dans l'impasse, beaucoup plus de place pour jouer. Logique. On y va souvent. Mais ce matin je lui ai dit que je ne pouvais pas tout de suite, que j'avais des choses à faire et qu'il pouvait jouer sur la terrasse. Comme à son habitude il a essayé de négocier, de chougner, de répéter 60 fois "mais mamaaaaaann", mais vraiment non, je n'avais pas de temps pour ça à ce moment-là. J'étais à 2 doigts de craquer, prête à remettre à plus tard mes propres activités mais j'ai tenu bon face à cette crapouille. Et vous savez quoi ? Il s'est éclaté. Et là pareil, je me suis dit qu'on leur passe tellement de choses au quotidien que c'est tout à fait normal qu'ils négocient, réclament, crient, osent... Mais si on apprenait à dire non plus souvent...
On dit souvent que "tout se joue avant 6 ans". Oh my god mais quelle pression ! Quand dans un livre je lis que je dois m'adresser à mon enfant en n'utilisant pas tels ou tels termes car même si l'enfant nous pousse à bout, il ne faut pas l'accuser ou le disputer, non, il faut trouver des termes qui expliquent la situation dérangeante mais surtout pas que l'enfant comprenne qu'il est fautif. Euhhhh... Je suis la seule choquée ? Surtout, les exemples donnés sont si difficilement appliquables ! Quand on est terriblement en colère, tout rouge, avec en plus la fatigue de la journée de travail, on peut réellement parler d'une voix douce, attentionnée et choisir nos mots avec précautions pour que l'enfant ne se vexe pas ? Quand il hurle à n'en plus finir et qu'il n'entend même pas notre voix on fait comment ?...
Aura-t-il une vie plus dérangée si nous n'appliquons pas tous les conseils des psychologues (ou pas) de notre temps ?
Nous sommes aussi à l'ère du net et de ce fait, des blogs. Alors les blogs de maman il y en a des tas. J'en suis plusieurs et j'adore ça. Souvent on y apprend pleins d'astuces, d'activités et aussi on constate que nos galères de maman, les autres les vivent aussi (ou pas...). Et puis il y a énormément (trop) d'humour sur nos conditions de maman, sur le fait que nous n'avons plus une seconde pour nous, que nous sommes prisonnière de nos enfants, que nous ne dormons plus, qu'être maman est extrêmement difficile (ça l'est) etc. etc. Ca aussi, quelque part, ça me dérange.
Aujourd'hui, on en fait des caisses. Le nombre de vidéos, BD, montages, Post... que j'ai pu voir sur la femme enceinte. Mais si je n'étais pas déjà maman je ne souhaiterai pas le devenir ! On dirait qu'on va passer 9 mois absolument horriblissimes ! Et alors quand le bébé né, c'est pire.
Finalement, beaucoup arrivent à faire de l'humour sur les points négatifs (ok c'est de l'humour mais à force de faire que ça on va finir par y croire non ?). Mais qui parle des côtés positifs ? Oh oui on les aime, ça, ya pas de doutes. Mais tout de même il y a autre chose non ?
Alors tout ça mélangé, ça donne cette conclusion : aujourd'hui, on se plaint beaucoup, mais on laisse aussi délibérément nos enfants prendre notre liberté. Et pourquoi ? Parce qu'on les aime démesurément ! Bien-entendu. Mais non, je ne suis pas d'accord. Si je laisse mon enfant venir aux toilettes quand j'y suis alors que j'ai 3 mn pour moi, je suis fautive. Sinon je ferme la porte à clé, je lui explique, je crie si il faut, mais dans quelques temps, il me laissera ces 3 mn sans que je ne lui dise plus rien. Si mes repas sont rythmées par les conversations de mes enfants, je vais me battre un temps, mais ils comprendront un jour ou l'autre que si je parle avec une autre personne, ils doivent attendre que j'ai fini.
C'est beau toutes ces théories mais je sais que nombreuses seront celles qui ne les partageront pas. Parce que chaque personne est différente, parce que chaque enfant est différent. Certains laissent déjà leur maman tranquille aux toilettes et d'autres ne la laisseront jamais ! C'est comme ça.
En ce moment je réfléchis beaucoup à tout ce dont je viens de parler car j'ai beau aimer mes enfants plus que de raisons, et même certainement les gâter (trop), je ne souhaite pas qu'ils puissent dès leur plus tendre enfance croire que tout leur est dû. Je trouve que la société reflète cette image qui me gêne, les parents coincés, dépendants de leur amour trop important, obligés d'être des parents parfaits en tous points vues et avoir des enfants parfaits. Je m'entends souvent penser "mais merde je suis pas un robot ! Je suis fatiguée, j'ai moi aussi des envies". Alors est-on réellement égaux avec nos enfants ou ont-ils le dessus sur nous dans une société qui les surprotège, qui les mets en valeurs en permanence et rabaisse les pauvres parents qui n'en peuvent plus mais c'est pas grave ?
Par exemple, je constate que les livres sur comment bien éduquer son enfant sont de plus en plus nombreux. La plupart sont de très bons conseils d'ailleurs. On y apprend comment s'adresser à eux, comment ne pas crier, comment ne pas s'énerver, comment leur donner confiance en eux, comment leur apprendre à être autonome etc. Moi-même j'ai 2 livres comme ça (dont je ne suis pour le moment pas aller au bout je dois l'avouer).
Une amie à moi, qui rencontre parfois des difficultés avec son fils, lit beaucoup. Elle a toujours été attirée par le côté "explication" à l'enfant dans toute situation. Elle me raconte de temps en temps ce qu'elle lit, ce qu'elle apprend, ce qu'elle applique. Et l'autre jour le sujet était qu'un des livres se mettait dans la tête de l'enfant plutôt que dans celle de l'adulte. Très bien. Mais ne va-t-on pas trop loin parfois ? Je vous explique : un des chapitres de ce livre explique que si les enfants ne disent pas tout le temps merci quand ils reçoivent un cadeau c'est sans doute aussi parce que ça ne leur fait pas forcément plaisir...
Ah bon ?
Moi j'ai toujours vu des enfants ravis au contraire, qu'ils disent merci ou non. Et quand bien même l'enfant n'aimerait pas le fameux cadeau, n'est-ce pas la base de la politesse de dire merci à une personne qui a eu une attention pour nous ? C'est tout de même ça aussi l'éducation non ?
Alors voilà, quand mon amie m'a parlé de ça, et bien j'y ai beaucoup repensé et je ne suis pas d'accord du tout avec cette théorie. Quand mon fils de 3 ans ne dit pas merci, je lui fais penser. S'il ne le fait pas je lui explique pourquoi il doit le dire. Si encore il ne le dit pas car il a décidé de me contrarier, ce qui peut largement arriver, alors je suis fachée. Ce n'est pas grave mais mon but est qu'il comprenne et que je n'ai plus à le lui rappeler. Suis-je trop dure ?
Autre chose, quand ils sont petits (on va dire avant 6 ans), les enfants ne se rendent pas compte de tout et surtout pas, qu'ils font beaucoup de bruit et que les adultes autour ont du mal à discuter entre eux. Mon fils est très bruyant, une vraie pile électrique, il adore chanter et danser. Ah oui et aussi crier, beaucoup. Il est plein de vie. Mais surtout, il aime qu'on s'intéresse à lui, tout le temps. Cela donne donc des repas entre adultes tournés autour de lui ou dans un vacarme permanent. Encore une fois, je ne suis pas d'accord. Nous parlons tout le temps avec lui, il nous raconte des tas de choses, on rit, on échange. Mais quand les grands veulent parler et qu'il nous coupe la parole, chez nous c'est non, tu attends. Pourtant, quand j'observe autour de moi, je ne constate pas toujours ça. Au contraire, nous adulte, nous devons arrêter nos conversations pour laisser la place aux petits. Les livres pourraient dire qu'ils ont besoin de s'exprimer peut-être. Et nous non ?
Le nombre de fois où je me suis retrouvée dans la configuration où nous nous retrouvons entre amis et sur plusieurs heures le constat est le même à chaque fois, on ne s'est quasiment rien dit. C'est triste non ? Les enfants parlent, jouent, rigolent. Mais nous ?
Nous avons la chance de loger actuellement dans une grande maison avec une très belle terrasse. Un des côtés top c'est que mon fils peut s'éclater avec ballon, trottinette, ou même vélo sur cette terrasse et moi je peux le surveiller par les grandes baies vitrées de la cuisine. Génial ! Mais souvent, il réclame qu'on aille plutôt dans l'impasse, beaucoup plus de place pour jouer. Logique. On y va souvent. Mais ce matin je lui ai dit que je ne pouvais pas tout de suite, que j'avais des choses à faire et qu'il pouvait jouer sur la terrasse. Comme à son habitude il a essayé de négocier, de chougner, de répéter 60 fois "mais mamaaaaaann", mais vraiment non, je n'avais pas de temps pour ça à ce moment-là. J'étais à 2 doigts de craquer, prête à remettre à plus tard mes propres activités mais j'ai tenu bon face à cette crapouille. Et vous savez quoi ? Il s'est éclaté. Et là pareil, je me suis dit qu'on leur passe tellement de choses au quotidien que c'est tout à fait normal qu'ils négocient, réclament, crient, osent... Mais si on apprenait à dire non plus souvent...
On dit souvent que "tout se joue avant 6 ans". Oh my god mais quelle pression ! Quand dans un livre je lis que je dois m'adresser à mon enfant en n'utilisant pas tels ou tels termes car même si l'enfant nous pousse à bout, il ne faut pas l'accuser ou le disputer, non, il faut trouver des termes qui expliquent la situation dérangeante mais surtout pas que l'enfant comprenne qu'il est fautif. Euhhhh... Je suis la seule choquée ? Surtout, les exemples donnés sont si difficilement appliquables ! Quand on est terriblement en colère, tout rouge, avec en plus la fatigue de la journée de travail, on peut réellement parler d'une voix douce, attentionnée et choisir nos mots avec précautions pour que l'enfant ne se vexe pas ? Quand il hurle à n'en plus finir et qu'il n'entend même pas notre voix on fait comment ?...
Aura-t-il une vie plus dérangée si nous n'appliquons pas tous les conseils des psychologues (ou pas) de notre temps ?
Nous sommes aussi à l'ère du net et de ce fait, des blogs. Alors les blogs de maman il y en a des tas. J'en suis plusieurs et j'adore ça. Souvent on y apprend pleins d'astuces, d'activités et aussi on constate que nos galères de maman, les autres les vivent aussi (ou pas...). Et puis il y a énormément (trop) d'humour sur nos conditions de maman, sur le fait que nous n'avons plus une seconde pour nous, que nous sommes prisonnière de nos enfants, que nous ne dormons plus, qu'être maman est extrêmement difficile (ça l'est) etc. etc. Ca aussi, quelque part, ça me dérange.
Aujourd'hui, on en fait des caisses. Le nombre de vidéos, BD, montages, Post... que j'ai pu voir sur la femme enceinte. Mais si je n'étais pas déjà maman je ne souhaiterai pas le devenir ! On dirait qu'on va passer 9 mois absolument horriblissimes ! Et alors quand le bébé né, c'est pire.
Finalement, beaucoup arrivent à faire de l'humour sur les points négatifs (ok c'est de l'humour mais à force de faire que ça on va finir par y croire non ?). Mais qui parle des côtés positifs ? Oh oui on les aime, ça, ya pas de doutes. Mais tout de même il y a autre chose non ?
Alors tout ça mélangé, ça donne cette conclusion : aujourd'hui, on se plaint beaucoup, mais on laisse aussi délibérément nos enfants prendre notre liberté. Et pourquoi ? Parce qu'on les aime démesurément ! Bien-entendu. Mais non, je ne suis pas d'accord. Si je laisse mon enfant venir aux toilettes quand j'y suis alors que j'ai 3 mn pour moi, je suis fautive. Sinon je ferme la porte à clé, je lui explique, je crie si il faut, mais dans quelques temps, il me laissera ces 3 mn sans que je ne lui dise plus rien. Si mes repas sont rythmées par les conversations de mes enfants, je vais me battre un temps, mais ils comprendront un jour ou l'autre que si je parle avec une autre personne, ils doivent attendre que j'ai fini.
C'est beau toutes ces théories mais je sais que nombreuses seront celles qui ne les partageront pas. Parce que chaque personne est différente, parce que chaque enfant est différent. Certains laissent déjà leur maman tranquille aux toilettes et d'autres ne la laisseront jamais ! C'est comme ça.
En ce moment je réfléchis beaucoup à tout ce dont je viens de parler car j'ai beau aimer mes enfants plus que de raisons, et même certainement les gâter (trop), je ne souhaite pas qu'ils puissent dès leur plus tendre enfance croire que tout leur est dû. Je trouve que la société reflète cette image qui me gêne, les parents coincés, dépendants de leur amour trop important, obligés d'être des parents parfaits en tous points vues et avoir des enfants parfaits. Je m'entends souvent penser "mais merde je suis pas un robot ! Je suis fatiguée, j'ai moi aussi des envies". Alors est-on réellement égaux avec nos enfants ou ont-ils le dessus sur nous dans une société qui les surprotège, qui les mets en valeurs en permanence et rabaisse les pauvres parents qui n'en peuvent plus mais c'est pas grave ?
lundi 2 novembre 2015
DIY : Le loto des couleurs
Depuis toujours, j'aime les activités manuelles. J'en faisais pas mal étant petite et ado, notamment avec ma mère, des bijoux, des peintures, des dessins. Jeune adulte j'ai un peu mis ça de côté.
Mais depuis que j'ai mon petit garçon, cette passion du DIY est bien revenue, à petite dose puisque je n'ai plus beaucoup de temps, mais est là tout de même.
Alors peu de temps après sa naissance, je me suis mise à la couture, en ressortant la vieille Singer de Mamie, qui a une bonne cinquantaine d'année. Et puis j'ai appris à faire quelques modèles basiques de doudou, entre autres
Et puis, en surfant sur pinterest, et aussi sur différents blogs de supers mamans, j'ai eu envie de faire d'autres activités, notamment avec mon fils.
Alors il y a quelques mois, je me suis achetée une plastifieuse et j'ai commencé à créer une 1ère activité.
Mon grand (d'alors 26 mois à ce moment-là) adore les couleurs depuis longtemps, et les connait très bien (même en anglais c'est pour dire..).
J'ai donc choisi cette activité en fonction de ce qu'il aime : les couleurs, et les jeux de loto (à la maison nous avons toutes sortes de jeux de loto : loto Petit Ours Brun, loto Tchoupi, loto des animaux...).
Je me suis donc dit que puisqu'il aimait ce jeu et connaissait les couleurs, alors je pouvais ajouter un nouvel élément : les formes.
Et ça a totalement marché !
J'ai pris des feuilles de couleurs, j'ai dessiné des formes dessus et je les ai découpé. J'ai ensuite plastifié le tout. Voici à quoi ça ressemble :
J'ai également créé des feuilles où j'ai dessiné les formes dessus, de couleurs différentes. Il devait donc mettre la bonne forme et de la bonne couleur par-dessus.
Dès qu'il a vu ce jeu, il a tout de suite voulu y jouer. Et en très peu de temps, savait ce qu'était un triangle, un carré, un rond, une lune, et une étoile ! Comme quoi, ils apprennent particulièrement vite à cet âge-là.
Et voilà un petit bonhomme et une maman ravis !
Mais depuis que j'ai mon petit garçon, cette passion du DIY est bien revenue, à petite dose puisque je n'ai plus beaucoup de temps, mais est là tout de même.
Alors peu de temps après sa naissance, je me suis mise à la couture, en ressortant la vieille Singer de Mamie, qui a une bonne cinquantaine d'année. Et puis j'ai appris à faire quelques modèles basiques de doudou, entre autres
Et puis, en surfant sur pinterest, et aussi sur différents blogs de supers mamans, j'ai eu envie de faire d'autres activités, notamment avec mon fils.
Alors il y a quelques mois, je me suis achetée une plastifieuse et j'ai commencé à créer une 1ère activité.
Mon grand (d'alors 26 mois à ce moment-là) adore les couleurs depuis longtemps, et les connait très bien (même en anglais c'est pour dire..).
J'ai donc choisi cette activité en fonction de ce qu'il aime : les couleurs, et les jeux de loto (à la maison nous avons toutes sortes de jeux de loto : loto Petit Ours Brun, loto Tchoupi, loto des animaux...).
Je me suis donc dit que puisqu'il aimait ce jeu et connaissait les couleurs, alors je pouvais ajouter un nouvel élément : les formes.
Et ça a totalement marché !
J'ai pris des feuilles de couleurs, j'ai dessiné des formes dessus et je les ai découpé. J'ai ensuite plastifié le tout. Voici à quoi ça ressemble :
J'ai également créé des feuilles où j'ai dessiné les formes dessus, de couleurs différentes. Il devait donc mettre la bonne forme et de la bonne couleur par-dessus.
Dès qu'il a vu ce jeu, il a tout de suite voulu y jouer. Et en très peu de temps, savait ce qu'était un triangle, un carré, un rond, une lune, et une étoile ! Comme quoi, ils apprennent particulièrement vite à cet âge-là.
Et voilà un petit bonhomme et une maman ravis !
jeudi 16 juillet 2015
Le 1er mois revisité grâce à bébé 2...
Bon, bon, bon... Pour ceux qui ont suivi les articles précédents, il y en a un où je raconte comment le 1er mois a été difficile quand nous avons eu notre 1er bébé. Chaque jour paraissait 1 semaine tellement la fatigue était présente, tellement bébé pleurait...
Forcément, quand nous avons eu babygirl, j'étais préparée à revivre la même chose. Et puis le jour J arriva (vous avez lu le récit de mon accouchement ?), et là, jolie surprise, ma fille ne pleurait pas à la maternité. Bon, trop cool, elle dort tout le temps, je dois la réveiller pour manger, quand elle est éveillée on ne l'entend pas... Déjà, BONHEUR ! Voilà de quoi bien me reposer pour me remettre de la naissance !
Et puis on rentre à la maison, et là pareil, pas de bruits, de petits gloussements pour dire qu'elle a faim, beaucoup beaucoup de dodo... le pied ! Forcément, un bébé calme, serein = des parents sereins ET un grand aussi ! Et oui, on avait en plus le challenge de gérer un grand bébé d'à peine plus de 2 ans. Ca n'aurait pas été aussi simple si notre petite avait été plus difficile.
Et finalement, un jour pouf ! Ca fait déjà 1 mois ! Ah bon déjà ? Mais ça passe viiiiiiite !! Et oui, quand on a la chance énorme d'avoir un bébé qui ne souffre ni de reflux, ni de coliques, pas de pleurs du soir, et bien ça change la vie. La fatigue est là biensur, avec un grand qui chante et danse tout le temps (mais où est le bouton pour l'éteindre ??) et une petite qui a besoin de nous jour et nuit. Mais cette fatigue est tellement agréable à vivre quand c'est comme ça.
Rappelons aussi un détail qui a son importance : un 2e bébé c'est aussi beaucouuuuuuup moins stressant ! On se sent plus sûrs de nous, on sait ce qu'il faut faire, on est davantage préparer...
Et avec un Premier en prime, on n'hésite plus à vivre normalement et tant pis si bébé entend ses parents respirer et qu'il se réveille ! Il entend déjà tellement son ainé qu'il n'est plus à ça près ;)
Forcément, quand nous avons eu babygirl, j'étais préparée à revivre la même chose. Et puis le jour J arriva (vous avez lu le récit de mon accouchement ?), et là, jolie surprise, ma fille ne pleurait pas à la maternité. Bon, trop cool, elle dort tout le temps, je dois la réveiller pour manger, quand elle est éveillée on ne l'entend pas... Déjà, BONHEUR ! Voilà de quoi bien me reposer pour me remettre de la naissance !
Et puis on rentre à la maison, et là pareil, pas de bruits, de petits gloussements pour dire qu'elle a faim, beaucoup beaucoup de dodo... le pied ! Forcément, un bébé calme, serein = des parents sereins ET un grand aussi ! Et oui, on avait en plus le challenge de gérer un grand bébé d'à peine plus de 2 ans. Ca n'aurait pas été aussi simple si notre petite avait été plus difficile.
Et finalement, un jour pouf ! Ca fait déjà 1 mois ! Ah bon déjà ? Mais ça passe viiiiiiite !! Et oui, quand on a la chance énorme d'avoir un bébé qui ne souffre ni de reflux, ni de coliques, pas de pleurs du soir, et bien ça change la vie. La fatigue est là biensur, avec un grand qui chante et danse tout le temps (mais où est le bouton pour l'éteindre ??) et une petite qui a besoin de nous jour et nuit. Mais cette fatigue est tellement agréable à vivre quand c'est comme ça.
Rappelons aussi un détail qui a son importance : un 2e bébé c'est aussi beaucouuuuuuup moins stressant ! On se sent plus sûrs de nous, on sait ce qu'il faut faire, on est davantage préparer...
Et avec un Premier en prime, on n'hésite plus à vivre normalement et tant pis si bébé entend ses parents respirer et qu'il se réveille ! Il entend déjà tellement son ainé qu'il n'est plus à ça près ;)
vendredi 26 juin 2015
Mon 2e accouchement : le film de ma vie !
Et voilà, mai 2015 est là ! Impatiente, impatiente, chaque jour je parle à ma fille pour lui dire que j'ai hâte de la rencontrer !
Prévue pour le 22 mai, elle avait encore un peu de temps, mais c'est finalement le 14 qu'elle décide de pointer le bout de son nez, et plutôt très rapidement...
Dans la nuit du mercredi au jeudi (de l'ascension), mon ventre commence à me faire assez mal, pas de contractions mais mal. Au point où je prends des spasfons rapidement, me disant que si ça doit être le vrai travail ça n'y changera rien, et si, comme depuis 2 mois, c'est juste un mal de ventre lié à la grossesse, je pourrai me rendormir rapidement.
Sauf que c'est le vrai travail ! Je me lève au bout de seulement 10mn et puis d'un coup, dans la salle à la manger, 5h du matin, la 1ère contraction arrive ! Puis la 2e, 4mn plus tard et ainsi de suite. Réglé comme du papier à musique, un petit goût de déjà vu avec mon fils...
Au bout de 30mn je vais réveiller chéri car les contractions commencent à me faire vraiment mal, pas au point de vouloir partir à la maternité (erreur, erreur !!) mais au point de ne plus vouloir être seule sur mon canapé à me crisper maintenant toutes les 3mn...
"Bébé réveille-toi, je crois que le travail a commencé" - "Ah, ok, euh, il faut appeler alors", faisant référence à mes parents pour qu'ils viennent garder notre grand.
"oui oui je vais les appeler dans un moment quand je serai sûre mais viens stp, j'ai mal, j'ai besoin que tu sois avec moi".
Bizarrement il était à la salle à manger en 3mn, lui qui se lève en 30 d'habitude... :)
6h, j'appelai mon père. 06h20 ma mère était là (rapide mamie, surtout après s'être couché à 03h20, ben oui il fallait bien qu'elle fête son anniversaire !). Entre-temps je plongeai dans un bain chaud mais comme la 1ère fois, ça soulage mais ça n'y change rien.
Presque 7h, les dernières contractions à la maison me font pleurer mais je traîne, me disant que si c'est comme la 1ère fois, j'arriverai à la maternité à peine à 2, alors pourquoi se presser... Et puis 7h pile, on s'apprête à partir et mon grand qui se réveille, j'essuie mes larmes, je lui fais un gros bisou et lui explique qu'il va rester avec mamie. Il ne comprend pas tout, surtout au saut du lit, mais au moins on se sera vu.
On arrive à la maternité, j'ai mal, mais j'ai quand même l'impression de contrôler un peu plus que la 1ère fois. Peut-être un peu moins peur, je suis au même endroit, je connais le processus. Cette fois c'est moi qui donne les infos à la secrétaire contrairement à la 1ère fois où, pliée en 2 parterre (rappelez-vous seulement à un petit 2...), c'est chéri qui donnait tout.
Je me plie tout de même, mais j'ai le sourire, ma fille va arriver, on va être encore parent. Comme je suis heureuse !
Salle d'examen, la sage-femme me demande à combien je pense être, je lui réponds "allez, si je suis à 2 c'est cool !". Elle rit et me répond "vous êtes à un bon 5 madame ! On va en salle d'accouchement !". J'explose de rire, je regarde chéri et je lui dit en me la racontant à quelle point je suis trop fière d'être arrivée à "un bon 5" sans péridurale !
Je n'avais pas compris encore ce qui allait se passer...
On arrive en salle d'accouchement, je commence à avoir vraiment très mal et surtout la sensation qu'il faut que je pousse. Je le dis à la sage-femme qui me rééxamine, seulement 15mn après la 1ère fois, je suis déjà à 7...
Là j'ai peur, j'ai très mal, j'ai l'impression que je ne maîtrise plus ce qui se passe. Je pleure et je supplie chéri de ne pas accoucher sans péridurale, comme s'il pouvait faire quelque chose. Mais ça allait trop vite, et j'avais bien compris que je n'aurai pas le choix...
L'équipe d'anesthésistes arrive enfin, je m'assois, je souffle tant et plus, les contractions sont très rapprochées et très violentes. Tellement qu'il m'est très difficile de parler, je n'ouvre plus les yeux, je serre de toutes mes forces les mains de la sage-femme devant moi, sage-femme dont je ne me rappelle que les chaussures...
Les anesthésistes sont obligés de mettre la péridurale pendant les contractions car elles sont chaque minute. Ils me font mal, ils n'y arrivent pas, je les entends faire et refaire, encore et encore sans que ça ne fonctionne. C'est interminable, j'ai terriblement mal.
Et puis je n'en peux plus, je sens que je suis au bout, je leur dit qu'il faut que je pousse. Ils me rallongent, un anesthésiste dit à l'autre "écoute laisse comme ça on verra", mais moi je sais qu'on ne verra rien du tout !
La sage-femme m'examine et dit "oulà mais oui vous êtes à 10", j'ai juste envie de lui dire "sans déconner !!". Chéri entre enfin, inquiet, je n'ouvre pas les yeux, je ne me rend même pas compte que c'est sa main que je tiens.
On me passe des compresses froides sur le ventre et les jambes pour voir si la péridurale a marché mais non, je sens tout. Et surtout je sens que je dois pousser. Je le dis, je le hurle et je pousse, sans même que la sage-femme soit installée. Elle court, elle attrape mes jambes pour les mettre sur les étriers, j'ai déjà commencé !
Je pousse très fort, très longtemps, et puis je sens la tête de mon bébé.... Je reprends ma respiration, je fais pareil, je sens son corps. J'ai si mal, mais je veux tant la voir !
Une 3e fois et c'est la libération, je la sens sortir complètement, on me la pose sur moi. J'ouvre à peine les yeux, je n'ai plus de force, je n'arrive pas à bouger pour la prendre. Je dis à chéri de la porter. Je suis exténuée. Quelques minutes plus tard on me fait une petite anesthésie générale. Je me réveille seulement 10mn après et là, je me sens enfin bien. Je n'ai plus mal, plus de contractions à me faire mourir, je me sens même reposée et puis je vois chéri avec notre fille : Roxane.
Elle est là, elle est toute petite, magnifique. Je me sens si fière, je la prends, la cajole, je me sens bien.
Elle sera née à 08h38, 1h20 après être arrivés à la maternité, 3h30 après les premières contractions, et on a tout fait toutes les 2, sans aide, juste elle et moi.
Ce fut un accouchement intense, violent, rapide, mais juste fabuleux, magnifique, magique.
Ce 14 mai 2015, 2e plus beau jour de ma vie.
Prévue pour le 22 mai, elle avait encore un peu de temps, mais c'est finalement le 14 qu'elle décide de pointer le bout de son nez, et plutôt très rapidement...
Dans la nuit du mercredi au jeudi (de l'ascension), mon ventre commence à me faire assez mal, pas de contractions mais mal. Au point où je prends des spasfons rapidement, me disant que si ça doit être le vrai travail ça n'y changera rien, et si, comme depuis 2 mois, c'est juste un mal de ventre lié à la grossesse, je pourrai me rendormir rapidement.
Sauf que c'est le vrai travail ! Je me lève au bout de seulement 10mn et puis d'un coup, dans la salle à la manger, 5h du matin, la 1ère contraction arrive ! Puis la 2e, 4mn plus tard et ainsi de suite. Réglé comme du papier à musique, un petit goût de déjà vu avec mon fils...
Au bout de 30mn je vais réveiller chéri car les contractions commencent à me faire vraiment mal, pas au point de vouloir partir à la maternité (erreur, erreur !!) mais au point de ne plus vouloir être seule sur mon canapé à me crisper maintenant toutes les 3mn...
"Bébé réveille-toi, je crois que le travail a commencé" - "Ah, ok, euh, il faut appeler alors", faisant référence à mes parents pour qu'ils viennent garder notre grand.
"oui oui je vais les appeler dans un moment quand je serai sûre mais viens stp, j'ai mal, j'ai besoin que tu sois avec moi".
Bizarrement il était à la salle à manger en 3mn, lui qui se lève en 30 d'habitude... :)
6h, j'appelai mon père. 06h20 ma mère était là (rapide mamie, surtout après s'être couché à 03h20, ben oui il fallait bien qu'elle fête son anniversaire !). Entre-temps je plongeai dans un bain chaud mais comme la 1ère fois, ça soulage mais ça n'y change rien.
Presque 7h, les dernières contractions à la maison me font pleurer mais je traîne, me disant que si c'est comme la 1ère fois, j'arriverai à la maternité à peine à 2, alors pourquoi se presser... Et puis 7h pile, on s'apprête à partir et mon grand qui se réveille, j'essuie mes larmes, je lui fais un gros bisou et lui explique qu'il va rester avec mamie. Il ne comprend pas tout, surtout au saut du lit, mais au moins on se sera vu.
On arrive à la maternité, j'ai mal, mais j'ai quand même l'impression de contrôler un peu plus que la 1ère fois. Peut-être un peu moins peur, je suis au même endroit, je connais le processus. Cette fois c'est moi qui donne les infos à la secrétaire contrairement à la 1ère fois où, pliée en 2 parterre (rappelez-vous seulement à un petit 2...), c'est chéri qui donnait tout.
Je me plie tout de même, mais j'ai le sourire, ma fille va arriver, on va être encore parent. Comme je suis heureuse !
Salle d'examen, la sage-femme me demande à combien je pense être, je lui réponds "allez, si je suis à 2 c'est cool !". Elle rit et me répond "vous êtes à un bon 5 madame ! On va en salle d'accouchement !". J'explose de rire, je regarde chéri et je lui dit en me la racontant à quelle point je suis trop fière d'être arrivée à "un bon 5" sans péridurale !
Je n'avais pas compris encore ce qui allait se passer...
On arrive en salle d'accouchement, je commence à avoir vraiment très mal et surtout la sensation qu'il faut que je pousse. Je le dis à la sage-femme qui me rééxamine, seulement 15mn après la 1ère fois, je suis déjà à 7...
Là j'ai peur, j'ai très mal, j'ai l'impression que je ne maîtrise plus ce qui se passe. Je pleure et je supplie chéri de ne pas accoucher sans péridurale, comme s'il pouvait faire quelque chose. Mais ça allait trop vite, et j'avais bien compris que je n'aurai pas le choix...
L'équipe d'anesthésistes arrive enfin, je m'assois, je souffle tant et plus, les contractions sont très rapprochées et très violentes. Tellement qu'il m'est très difficile de parler, je n'ouvre plus les yeux, je serre de toutes mes forces les mains de la sage-femme devant moi, sage-femme dont je ne me rappelle que les chaussures...
Les anesthésistes sont obligés de mettre la péridurale pendant les contractions car elles sont chaque minute. Ils me font mal, ils n'y arrivent pas, je les entends faire et refaire, encore et encore sans que ça ne fonctionne. C'est interminable, j'ai terriblement mal.
Et puis je n'en peux plus, je sens que je suis au bout, je leur dit qu'il faut que je pousse. Ils me rallongent, un anesthésiste dit à l'autre "écoute laisse comme ça on verra", mais moi je sais qu'on ne verra rien du tout !
La sage-femme m'examine et dit "oulà mais oui vous êtes à 10", j'ai juste envie de lui dire "sans déconner !!". Chéri entre enfin, inquiet, je n'ouvre pas les yeux, je ne me rend même pas compte que c'est sa main que je tiens.
On me passe des compresses froides sur le ventre et les jambes pour voir si la péridurale a marché mais non, je sens tout. Et surtout je sens que je dois pousser. Je le dis, je le hurle et je pousse, sans même que la sage-femme soit installée. Elle court, elle attrape mes jambes pour les mettre sur les étriers, j'ai déjà commencé !
Je pousse très fort, très longtemps, et puis je sens la tête de mon bébé.... Je reprends ma respiration, je fais pareil, je sens son corps. J'ai si mal, mais je veux tant la voir !
Une 3e fois et c'est la libération, je la sens sortir complètement, on me la pose sur moi. J'ouvre à peine les yeux, je n'ai plus de force, je n'arrive pas à bouger pour la prendre. Je dis à chéri de la porter. Je suis exténuée. Quelques minutes plus tard on me fait une petite anesthésie générale. Je me réveille seulement 10mn après et là, je me sens enfin bien. Je n'ai plus mal, plus de contractions à me faire mourir, je me sens même reposée et puis je vois chéri avec notre fille : Roxane.
Elle est là, elle est toute petite, magnifique. Je me sens si fière, je la prends, la cajole, je me sens bien.
Elle sera née à 08h38, 1h20 après être arrivés à la maternité, 3h30 après les premières contractions, et on a tout fait toutes les 2, sans aide, juste elle et moi.
Ce fut un accouchement intense, violent, rapide, mais juste fabuleux, magnifique, magique.
Ce 14 mai 2015, 2e plus beau jour de ma vie.
mardi 16 juin 2015
Les derniers mois de la grossesse, avec un grand bébé de bientôt 2 ans !
Me revoilà ! Après quelques mois d'absence, où je me suis occupée de moi, mais surtout de mon grand, me voici de retour avec l'envie de vous parler de cette 2e grossesse.
Tomber enceinte quand on a déjà un bébé (bon un grand bébé mais bébé quand même), et bien c'est pas si évident et voilà pourquoi :
- votre tout petit vit seulement son 2e hiver et comme de par hasard, attrape absolument tout ce qui passe. Forcément, vous aussi... merci les gastros, grippes et rhinos à gogo enceinte...
Mais qui dit bébé malade et maman malade, dit arrêts maladies aussi à gogo et je vous dis pas la tronche de M. le chef qui commence sérieusement à vous mettre à l'écart... (déjà maman, en plus enceinte, en plus pas là les mercredis, et en plus régulièrement en arrêt, faut pas pousser mémé pour un grand chef bien macho...).
- votre tout petit demande beaucoup d'attention DONC, c'est très fatigant. Par exemple lors du goûter de Noël à la crèche où il court de partout parmi des centaines de personnes et où il faut donc lui courir après aussi...
- votre tout petit a 2 ans, et à 2 ans, et bien ça commence à dire "non", et puis ça crie, ça commande, ça décide... et encore, je crois que nous avons vraiment un gentil à la maison !
- votre tout petit n'a pas de chance car il enchaîne des pyélonéphrites et des otites, ces 2 saletés entraînant des allers-retours aux urgences et finissant par une opération des oreilles. Tout ceci toujours enceinte pour maman, bien fatiguée et inquiète.
- et puis votre tout petit, ben c'est votre bébé, et qui dit bébé, dit câlins, bisous et bras. Et là, c'est TOUT le monde qui dit "tu le portes encore ? Ah non mais il faut pas ! Tu vas accoucher avant !", "Il est grand maintenant, il doit marcher.", "il n'a pas encore un lit de grand ? Passe-le tout de suite !".
Et franchement, c'est usant ! Non mais sans blague, qui, depuis la nuit des temps, s'est empêché du moindre effort parce qu'elle est enceinte ? Si porter son enfant de 2 ans pour lui dire bonne nuit, ou parce qu'il est fatigué en rentrant de la crèche et préfère les bras que de marcher quelques mètres, est devenu dangereux, mais comment ont fait et font toutes les autres mères pour qui les vies sont bien plus dures ?
Bon sinon, ce qui est top quand on est enceinte et qu'on a déjà un petit bout :
- c'est de lui lire des histoires avec des bébés et de lui montrer son ventre qui s'arrondit.
- c'est de pouvoir observer sa réaction quand on lui explique que bientôt il y aura un bébé à la maison et qu'il répond "oui" sans vraiment comprendre de quoi on parle.
- c'est d'imaginer sa petite bouille le jour où il verra sa soeur pour la 1ère fois, et d'avoir les larmes qui montent aux yeux rien que d'y penser.
- et tout bêtement c'est de se dire que ce tout petit bout qu'on aime tant va devenir grand frère, va devenir "le grand"...
Tomber enceinte quand on a déjà un bébé (bon un grand bébé mais bébé quand même), et bien c'est pas si évident et voilà pourquoi :
- votre tout petit vit seulement son 2e hiver et comme de par hasard, attrape absolument tout ce qui passe. Forcément, vous aussi... merci les gastros, grippes et rhinos à gogo enceinte...
Mais qui dit bébé malade et maman malade, dit arrêts maladies aussi à gogo et je vous dis pas la tronche de M. le chef qui commence sérieusement à vous mettre à l'écart... (déjà maman, en plus enceinte, en plus pas là les mercredis, et en plus régulièrement en arrêt, faut pas pousser mémé pour un grand chef bien macho...).
- votre tout petit demande beaucoup d'attention DONC, c'est très fatigant. Par exemple lors du goûter de Noël à la crèche où il court de partout parmi des centaines de personnes et où il faut donc lui courir après aussi...
- votre tout petit a 2 ans, et à 2 ans, et bien ça commence à dire "non", et puis ça crie, ça commande, ça décide... et encore, je crois que nous avons vraiment un gentil à la maison !
- votre tout petit n'a pas de chance car il enchaîne des pyélonéphrites et des otites, ces 2 saletés entraînant des allers-retours aux urgences et finissant par une opération des oreilles. Tout ceci toujours enceinte pour maman, bien fatiguée et inquiète.
- et puis votre tout petit, ben c'est votre bébé, et qui dit bébé, dit câlins, bisous et bras. Et là, c'est TOUT le monde qui dit "tu le portes encore ? Ah non mais il faut pas ! Tu vas accoucher avant !", "Il est grand maintenant, il doit marcher.", "il n'a pas encore un lit de grand ? Passe-le tout de suite !".
Et franchement, c'est usant ! Non mais sans blague, qui, depuis la nuit des temps, s'est empêché du moindre effort parce qu'elle est enceinte ? Si porter son enfant de 2 ans pour lui dire bonne nuit, ou parce qu'il est fatigué en rentrant de la crèche et préfère les bras que de marcher quelques mètres, est devenu dangereux, mais comment ont fait et font toutes les autres mères pour qui les vies sont bien plus dures ?
Bon sinon, ce qui est top quand on est enceinte et qu'on a déjà un petit bout :
- c'est de lui lire des histoires avec des bébés et de lui montrer son ventre qui s'arrondit.
- c'est de pouvoir observer sa réaction quand on lui explique que bientôt il y aura un bébé à la maison et qu'il répond "oui" sans vraiment comprendre de quoi on parle.
- c'est d'imaginer sa petite bouille le jour où il verra sa soeur pour la 1ère fois, et d'avoir les larmes qui montent aux yeux rien que d'y penser.
- et tout bêtement c'est de se dire que ce tout petit bout qu'on aime tant va devenir grand frère, va devenir "le grand"...
jeudi 11 décembre 2014
Le Sexe du Bébé
Lors de ma 1ère grossesse, on s'est dit tout de suite qu'on voulait connaître le sexe ! Comment font ceux qui arrivent à tenir les 9 mois ? Impossible pour nous, même si l'idée de le connaître le jour de l'accouchement doit être tout simplement merveilleux.
Donc, à 4 mois de grossesse, lors d'une petite écho chez mon super gygy (ben oui il était au top, mais part à la retraite dans 1 semaine, snif...), on a su immédiatement qu'on attendait un garçon ! Pas de doute, au bout de 3 secondes, nous étions sous son fessier, en gros plan.
Quelle sensation extraordinaire ! Quel moment formidable, quand tout d'un coup ça se concrétise un peu plus ! Et puis le pouvoir de cette annonce sur le cerveau : d'un coup, 1 milliard de prénoms arrivent de partout, tout ce qu'on entend dans la rue, dans les films, dans les émissions, ce qu'on voit dans les livres... TOUT devient envisageable pour le petit bébé que tu attends !
Et puis la déco, qu'est-ce qu'on va faire ? Oh regarde les animaux là c'est joli non ? Ah oui et puis on pourrait faire le mur de cette couleur ?
Et puis les vêtements, que d'un coup on te prête pour les 3 années à venir ! Rhooo génial, on va pouvoir faire les premières machines de tout petit linge, et puis ranger dans un nouveau meuble choisi pour le bébé garçon !
Oulàlà ça en fait des choses et j'ai adoré ça !
Pour ceux qui ont suivi, 17 mois plus tard, me voilà de nouveau enceinte. Et aujourd'hui, je suis à 18SA donc pas tout à fait 4 mois. Hier j'avais une petite échographie, la dernière avec super gygy. Très excitée, je me dis qu'on va peut-être savoir le sexe mais en même temps j'ai peur que ce soit trop tôt !
Chéri arrive à se libérer du boulot, super gygy me dit "18 SA ? Mais oui fastoche", il pause son petit appareil sur moi et au bout de 10 secondes à peine nous dit, d'un air bien taquin :"ça fait 3 fois qu'on passe devant, vous ne voyez rien ?". Nous perplexe, on avait même du mal à comprendre quelle partie de bébé on voyait !!
moi : "si c'est si évident c'est que c'est un garçon ?"..... pas de réponse. On regarde encore, et encore (bon ok avec l'espoir que ce soit une fille) pour finalement comprendre que si on ne voit rien, c'est qu'il n'y a rien à voir !!!
UNE FILLE, YOUPIIIIIIIII !!!
Chéri est comme un fou, moi, comme pour la majorité de mes échos, je verse ma larme ! Que du bonheur.
Autour de nous, beaucoup de garçons composent nos familles donc nombreux sont ceux qui avaient le petit espoir d'avoir une nouvelle minette parmi nous. Chouette ce sera le cas ! On appelle tout le monde, on envoit des messages, on rit, on rêve déjà...
A J+1 de cette annonce, je me sens toute excitée en continue. J'ai déjà évidemment relevé des dizaines de prénoms, j'ai regardé à midi les touts petits pyjamas roses (ben oui, même si je ne veux pas tomber dans le cliché du rose et du bleu, ben yen aura quand même !).
On en a déjà parlé à notre grand bébé de bientôt 21 mois, qui ne comprend pas encore, mais qui sourit et rit de nous voir heureux. Comme ces moments sont beaux. Tout simplement.
Racontez-moi comment vous avez su le sexe de bébé : lors d'une écho ? A l'accouchement ?
Donc, à 4 mois de grossesse, lors d'une petite écho chez mon super gygy (ben oui il était au top, mais part à la retraite dans 1 semaine, snif...), on a su immédiatement qu'on attendait un garçon ! Pas de doute, au bout de 3 secondes, nous étions sous son fessier, en gros plan.
Quelle sensation extraordinaire ! Quel moment formidable, quand tout d'un coup ça se concrétise un peu plus ! Et puis le pouvoir de cette annonce sur le cerveau : d'un coup, 1 milliard de prénoms arrivent de partout, tout ce qu'on entend dans la rue, dans les films, dans les émissions, ce qu'on voit dans les livres... TOUT devient envisageable pour le petit bébé que tu attends !
Et puis la déco, qu'est-ce qu'on va faire ? Oh regarde les animaux là c'est joli non ? Ah oui et puis on pourrait faire le mur de cette couleur ?
Et puis les vêtements, que d'un coup on te prête pour les 3 années à venir ! Rhooo génial, on va pouvoir faire les premières machines de tout petit linge, et puis ranger dans un nouveau meuble choisi pour le bébé garçon !
Oulàlà ça en fait des choses et j'ai adoré ça !
Pour ceux qui ont suivi, 17 mois plus tard, me voilà de nouveau enceinte. Et aujourd'hui, je suis à 18SA donc pas tout à fait 4 mois. Hier j'avais une petite échographie, la dernière avec super gygy. Très excitée, je me dis qu'on va peut-être savoir le sexe mais en même temps j'ai peur que ce soit trop tôt !
Chéri arrive à se libérer du boulot, super gygy me dit "18 SA ? Mais oui fastoche", il pause son petit appareil sur moi et au bout de 10 secondes à peine nous dit, d'un air bien taquin :"ça fait 3 fois qu'on passe devant, vous ne voyez rien ?". Nous perplexe, on avait même du mal à comprendre quelle partie de bébé on voyait !!
moi : "si c'est si évident c'est que c'est un garçon ?"..... pas de réponse. On regarde encore, et encore (bon ok avec l'espoir que ce soit une fille) pour finalement comprendre que si on ne voit rien, c'est qu'il n'y a rien à voir !!!
UNE FILLE, YOUPIIIIIIIII !!!
Chéri est comme un fou, moi, comme pour la majorité de mes échos, je verse ma larme ! Que du bonheur.
Autour de nous, beaucoup de garçons composent nos familles donc nombreux sont ceux qui avaient le petit espoir d'avoir une nouvelle minette parmi nous. Chouette ce sera le cas ! On appelle tout le monde, on envoit des messages, on rit, on rêve déjà...
A J+1 de cette annonce, je me sens toute excitée en continue. J'ai déjà évidemment relevé des dizaines de prénoms, j'ai regardé à midi les touts petits pyjamas roses (ben oui, même si je ne veux pas tomber dans le cliché du rose et du bleu, ben yen aura quand même !).
On en a déjà parlé à notre grand bébé de bientôt 21 mois, qui ne comprend pas encore, mais qui sourit et rit de nous voir heureux. Comme ces moments sont beaux. Tout simplement.
Racontez-moi comment vous avez su le sexe de bébé : lors d'une écho ? A l'accouchement ?
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